L’intolérance au lactose et ses répercussions sur l’organisme
Avec l’âge, le corps ne parvient plus à éliminer les toxines du lait
Le lactose est le nom donné au sucre présent dans le lait. Il ne peut être assimilé sous sa forme première par le corps humain et doit être dégradé au niveau de l’intestin grêle en deux autres molécules pour nourrir l’organisme : le galactose et le glucose. L’enzyme digestive qui permet cette transformation est appelée lactase.
Le lactose non digéré est transformé par la flore microbienne colique en acide lactique, dont on retrouve des quantités importantes dans les selles.
La lactase apparaît peu après la naissance. Sa présence atteint son maximum après quelques semaines puis diminue progressivement, parfois jusqu’à des taux très bas.
À l’âge adulte, l’activité de la lactase est réduite à 90%. L’intolérance au lactose naît chez les personnes qui continuent à consommer du lait alors que cette enzyme est absente ou n’assume plus sa fonction. Le lactose lui-même peut alors être considéré comme une toxine s’il se trouve dans le sang.
En effet, chez certaines personnes, le lactose peut être métabolisé par les bactéries intestinales en l’absence de lactase. Celles-ci donnent naissance à d’autres produits de fermentation et agents toxiques tels que les acétaldéhydes, le diacétyl, l’éthanol, l’acide formique, le méthane et d’autres toxines diverses.
L’élimination des toxines présentes dans l’organisme à cause du lactose nécessite de stopper toute consommation de lait ou de produits laitiers en contenant.
Les symptômes de l’intolérance au lactose
L’intolérance au lactose atteste de l’absence totale ou partielle dans l’organisme de lactase assurant soit le processus de digestion du nutriment, soit sa métabolisation. Elle peut se déclarer à tout âge.
L’intolérance au lactose ne suscite pas de réaction du système immunitaire mais provoque l’apparition de certains symptômes qui compromettent une bonne qualité de vie et engendrent parfois des troubles plus graves en raison de l’incapacité de l’organisme à éliminer les toxines :
- ballonnements,
- diarrhées,
- nausées,
- coliques,
- douleurs abdominales,
- déshydratation importante chez le nourrisson suite à des diarrhées sévères.
Afin de contrer tous les effets négatifs provenant de l’intolérance au lactose et de procéder à l’élimination des toxines qui se répandent dans la circulation sanguine, remplacer les produits laitiers classiques par des laits d’origine végétale est la solution tout indiquée.
Un régime adapté à l’élimination des toxines
Les laits végétaux
Comme l’intolérance au gluten, l’intolérance au lactose est néfaste pour l’équilibre énergétique du corps. Les régimes alimentaires à base de laits végétaux évitent ainsi à l’organisme un travail superflu lié à l’élimination des toxines apparaissant parfois avec la consommation de lait de vache ou d’origine animale.
Un lait végétal se présente sous la forme d’une boisson non laitière à base d’ingrédients végétaux. Riche en vitamines et sels minéraux, il en existe de multiples variétés exemptes de caséine, de lactose et de cholestérol.
On en trouve à base :
- de soja,
- de riz,
- d’avoine,
- d’amandes,
- de noisettes,
- de noix,
- de châtaignes,
- de quinoa,
- de sésame,
- de tournesol,
- de millet,
- de chanvre,
- de souchet,
- d’orge,
- de kamut,
- d’épeautre,
- etc.
Les laits végétaux peuvent être consommés en tant que boisson et servent également pour diverses préparations culinaires. Au petit-déjeuner, en cuisine ou en pâtisserie, ils peuvent être utilisés dans la préparation de nombreuses recettes.
Soja, avoine, amandes
Voici les principaux laits végétaux loués pour leur vertus nutritives et détoxifiantes.
Le lait de soja, très digeste
Le lait de soja est probablement l’un des laits végétaux les plus connus. Léger, onctueux et très digeste, son goût nature s’adapte parfaitement aux plats salés. Il est riche en protéines et, comme les aliments macrobiotiques, reconnu pour ses propriétés antioxydantes qui aident à l’élimination des toxines et diminuent les risques de problèmes cardio-vasculaires.
Attention : le lait de soja est dépourvu de vitamine D et de calcium. Il est donc recommandé de manger des légumes tels les poireaux ou les artichauts en parallèle. Il inhibe par ailleurs les hormones thyroïdiennes et ne doit pas être consommé en quantités en cas d’hypothyroïdie.
Le lait d’avoine, tonifiant
Offrant une saveur légère, douce et agréable, le lait d’avoine est très tonique et riche en glucides, en calcium et en fibres.
Dépourvu de cholestérol et de lactose, il s’avère excellent pour la santé. Il possède très peu d’acides gras saturés et constitue un véritable stimulant pour le cerveau. Ses propriétés régulatrices de la glycémie et du taux de cholestérol sanguin sont également connues. On lui reconnaît également quelques vertus antistress.
Le lait d’amandes, idéal pour la croissance
Le lait d’amandes est l’un des substituts idéaux au lait de vache en cas d’intolérance au lactose. Il est très digeste et nutritif, jouant par ailleurs un rôle d’antiseptique pour les intestins et protège la flore intestinale, un peu à l’instar des probiotiques. Riche en calcium, phosphore, fer, fibres, potassium et vitamine E, il est recommandé pour la croissance des enfants en en cas de convalescence.
Contenue dans l’amande, l’émulsine est une enzyme qui facilite enfin la digestion des céréales.





